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| \\ MA NEWSLETTER DU DIMANCHE n°001 \\ on Tue, 19 Feb 2002 00:43:11 +0100 (CET) |
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\\ MA NEWSLETTER DU DIMANCHE n°001 \\
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SOMMAIRE :
1 - AVERTISSEMENT -
2 - REFERENCE -
3 - EDITORIAL (I) -
4 - MESSAGE -
5 - EDITORIAL (II) -
6 - CONFERENCE, a) -
7 - CAPRICORNES -
7b - VERSEAUX -
8 - CRITIQUE -
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1 - AVERTISSEMENT - pour en arriver là, vous supposerez bien qu'il s'est passé
des choses que des bases élémentaires empêchent d'exposer ici. c'est pourquoi
il est présentement nécessaire de repartir sur de bonnes bases, du moins de
nouvelles, histoire de faire la nique aux anciennes qui sont devenues
grossières, obsolètes et inadaptées aux prérogatives qui s'imposent au jour
d'aujourd'hui. certains disent qu'il ne fallait pas en rester là, qu'il fallait
surtout persévérer, qu’il aurait fallu – coûte que coûte – et alors ? à quoi
bon ? - il y a plein de choses à faire, il y a plein de choses à ne pas faire :
avec ça, il n’y a plus grand-chose à faire.
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2 - REFERENCE - cette vie de sous-officiers à solde entière (par beaucoup de
côtés elle y ressemble) ne me dira jamais rien, même je suis très heureux
d'avoir en moi ce qu'il faut pour n'en prendre que ce qu'il est impossible
d'éviter. (...) tous les beaux sermons, comme (pardonnez-moi) vos affectueuses
remontrances, n'y feront rien. (...) Par cela, est née une certaine animosité
entre moi et mes camarades, qui m'accusent, bien injustement, de vouloir me
singulariser, ou bien m'accablent d'une philosophie puisée probablement dans
les brasseries du boulevard Saint-Michel, à laquelle du reste, j'oppose le plus
entêté des systèmes.
(Lettre de Claude Debussy à Eugène Vasnier, Villa Médicis, 24 novembre 1885)
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3 - EDITORIAL (I) - Une revue procède d'une volonté collective. Il y a quelques
années, des espèces d'hilarités très profondes à des occasions pittoresques et
radicales à leurs manières, ont été l'indice d'une grande nécessité : il
fallait - avec la compagnie à l'origine de telles hilarités - creuser le
pittoresque, plus ambitieux, plus affirmatif : dans l'espèce de radicalité
que ces parties de rire voulaient bien traduire. Et puis, cette hilarité
générale n'avait pas besoin d'être populaire : pour être unanime, il ne fallait
pas être moins confidentiel et ne pas avoir à recruter pour ça.
Nous ne prétendions pas nous faire des amis en publiant le fruit de nos grandes
rigolades, mais il nous amusait résolument de faire des copies avec les pièces
à conviction : nous ne rions bien que de l'euphorie de voir une enquête
s'éclaircir. Et ces nuées de petites lumières pouvant avoir grâce aux yeux
d'un journaliste local, d'un étudiant de passage, d'un collègie ou d'un ami,
plus tard, pendant les vieux jours, qu'ils gagnent ou non une pareille grâce ne
compte pas tant que cette éventualité ne nécessitait pas de distribuer en
grandes pompes nos photocopies.
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4 - MESSAGE - J'ai un ami qui va très bien, qui m'a laissé un message pour me
dire qu'il allait très mal, que c'est pour ça qu'il avait laissé mon dernier
message sans réponse mais que, à part ça, je pouvais considérer qu'il allait
très bien, ce qui laissait largement entendre qu'il allait effectivement si
bien Qu'il ne me rappelait pas - ce qui suppose de toute façon qu'il ne faut
pas aller très bien pour me rappeler Sauf que, mis à part le fait qu'il ne me
rappelait pas très vite, il allait bien : donc, je ne m'en fais pas pour lui
en attendant de le rappeler un jour.
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5 - EDITORIAL (II) - mais il nous faisait plaisir d'avoir quelques exemplaires
à donner à ceux-là : dont le mieux à faire était de les prêter à rire. Au creux
d'une telle lucidité et d'un goût si guilleret pour les vérités cruelles et
pincements drôlatres, il n'y a rien de prioritaire à endurer ces caractères avec
constance : il aurait Même (et Donc) été fort misérable de s'adonner à ce type
de publications avec grand suivi : Voilà comment et c'est pourquoi nous est
périodiquement revenue l'envie de reprendre ces activités éditoriales et comme
c'était plus saisissant ainsi, cela ne nous est pas toujours revenus en même
temps : et comme les moments d'hilarités communes se raréfient autant qu'elles
se densifient et se précisent, il nous a semblé important de continuer à en
faire état éditorial Et c'est uniquement pour cela qu'il n'y a rien de sûr à ce
qu'on y arrive très bientôt : Dans le prochain numéro, et si prochain n° il y a.
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6 - CONFERENCE, a) - Je suis très heureux de pouvoir m'exprimer dans un endroit
où la folie est bienvenue. Parce que, normalement, la folie est déplacée. Ô
mais, attention, ce n'est pas qu'elle est "normalement" déplacée, il est vrai
qu'elle est "couramment" déplacée, mais ce n'est pas normal qu'elle le soit.
Elle n'est pas faite pour ça. Il n'est pas question de lui demander pourquoi
elle est faite, sinon elle est déplacée. Mais c'est une coutume de se demander
pourquoi on fait les fous, mais c'est une coutume qui finit par empêcher la
folie d'être bienvenue. Or, je suis heureux de pouvoir m'exprimer dans un
endroit où la folie est bienvenue. Elle est même requise, c'est une
obligation : il ne s'agirait tout de même pas d'ouvrir un endroit aux
élucubrations les plus fantasques si les élucubrations les plus fantasques ne
daignaient pas se livrer justement là. C'est pourquoi, il n'y a pas lieu d'être
hargneux, il y a lieu d'être taré. Il se trouve que nous sommes là quelque part
où il y a plus d'intérêt à se montrer taré que hargneux.
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7 - CAPRICORNES - vous ne transigez pas avec votre paranoia : vous ne pouvez
plus voir une porte sans lui prêter un gang, ne serait-ce qu'une voiture,
ça vous fait penser à un commando : et les enfants, vous les prenez pour des
espions : Capricornes, ne fréquentez pas les Gémeaux, ils seront d'accord
avec vous, ils vous seront de traîtres amis.
7b - VERSEAUX - croyez-moi, vous avez beaucoup d'intérêts à me croire, je ne
prétends pas vous dire la vérité, mais je peux vous assurer que, d'une manière
générale, ce que j'avance fait du bien aux gens, même si ce n'est pas vrai :
alors, croyez-moi, il faut vous méfier des gens qui vous veulent du mal, parce
qu'ils se gardent de vous le dire.
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8 - CRITIQUE - Car ceci est bien le troisième album du groupe de Jennifer
Charles, le précédent ayant fait les frais d'une production rêche au service
de chansons jugées trop abruptes par quelque fonctionnaire du rock indé. De
cet album fantôme, de ces chansons avortées, on ne sait pas réellement ce qui
reste ici. Un disque hanté, sans doute. Jennifer Charles s'y montre fidèle à
son idée première : chanter d'une voix sensuelle et troublante des textes
effrayants. (...) D'une sécheresse et d'une précision remarquables, la
rythmique soutient un édifice minimaliste qu'étoffent à peine un piano
chancelant, quelques cordes, un orgue, et une guitare, tantôt mourante, tantôt
acérée. (à propos de "Queen of the meadow" de Elysian Fields (paru chez
Jetset / Village Vert, extrait d'une critique de Vincent Théval, SEFRONIA N°53)
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\\ MA NEWSLETTER DU DIMANCHE n°001 \\
Copyright 17 février 2002 David Christoffel
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25 tirages papier Blanc /A4 / 80 g. recto-verso
de cette newsletter ont été anodinement
et sauvagement glissé parmi des livres d'histoire,
en vente à la bouquinerie du centre, rue Vauban, à Nantes.
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