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<nettime-ann> on creative process: Mehdi Belhaj Kacem's writings + on Ya
Aliette Guibert C. on Thu, 16 Apr 2009 01:58:55 +0200 (CEST)


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<nettime-ann> on creative process: Mehdi Belhaj Kacem's writings + on Yann Gonzalez' cinema


.


It is to inform about 2 articles in French
which I have published in
"La revue des ressources"

==> this page:

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1185

Some of you understanding French can read it and discover the references
quoted in the article and in its notes
on Mehdi Belhaj Kacem
Our young Philosopher--as well a Poet and a Novelist--
whose works Alain Badiou appreciates and reads

http://en.wikipedia.org/wiki/Mehdi_Belhaj_Kacem


Title: I love Mehdi Belhaj Kacem

Abstract

Strictly speaking, the following text does not consist of a review on the last book from Mehdi Belhaj Kacem "L'esprit du nihilisme : un Ontotlogique de l'Histoire". It consists of a study on the following subject: the creating process of conceptualizing the new as an overpassing practice to the act which we called 'Transgression" (a part of "Evil" but not at all Malpractice)--in French--from the Mehdi Belhaj Kacem's thinking. That is both a social individualized "Transgression" regarding the fields of the knowledge but in the same time a contributing activity of the "general transgression" concerning the insurrectionary society moving the laws, or else the crossing of the genre of writings such as Poetry, Novel, Essay turning into the Philosophy. From individualizing the writing by integrating the experimental body of the author till getting rid of the individualization thanks to the abstracting process by exceeding the affect to make happen the thought (what does not deprive it of the emotion from the writing to the reading). This thought being the "cursed part" of the economy of writing, an energy of the body (all the sources of included information) converted by the intellect into energetic and dynamic concepts, a gift from the individual to make happening in the common sense of the silent community. On one hand it throws back the notion of universality of the truth, for a cognitive consensus of the thought so expressed, not the truth but an event demonstrating what it discovers of common with the others by this own means; on the other hand it is not any more the organic intellectual, it is the insurrectionary intellectual in the unacceptable community.

Process from an open masterwork--since his first book "Cancer" (published by Tristram in 1994) untill the last one just out: "L'esprit du nihilisme : une ontologique de l'Histoire" (published by Fayard the last month). I think that his target can be the proper revolution moving as subject. The appropriate subject of the great work of philosophy from Mehdi practice to the act, being at the same time the performance of an irreproachable philosophic speech and a "Transgression" consisting of the reversal of the ethics : "(...) It is not the Law which is the condition of the "Transgression", but the opposite. The "Trangression" is the condition of possibility of any legislation: not only "moral", political and civic, but furthermore technical and cultural." So, he says may be, if the tragedy has been able to take sense in the modernity of the human without god(s), so the meaning is that the proper body of the modern theater of the History after the Myth is not the religion but the politics itself as the appropriate faith.

Anyway, in his abtract summarizing his last book, he certainly says, "(...) in it the withdrawal of which, for thirty years, is the true name of the "nihilism" and the " return of the Religious ": the politics." See by yourself...


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À propos de L’esprit du nihilisme : Une ontologique de l’Histoire, de Mehdi Belhaj Kacem ; collection "Ouvertures", éditions Fayard, Paris ; mars 2009.

Abstract de l’ouvrage (par son auteur)

"L’esprit du nihilisme : titre doublement paradoxal, puisque ce livre entreprend parallèlement, et souvent en même temps, de déconstruire le (pseudo-)concept nietzschéo-heideggerien de "nihilisme" et de décrire ce que, par provocation provisionnelle nous appellerons "nihilisme démocratique". C’est graduellement, par la description phénoménologique de la spiritualité exprimée dans la voix moyenne de toute une époque, que se rouvre alors la voie qui a traversé toute la modernité pensante depuis deux siècles : la "redécouverte" de la Tragédie par l’homme sans dieu(x). S’y établit le "secret" découvert à tâtons par cette modernité, sans avoir jamais été énoncé comme tel : renversant la tradition métaphysico-politique de l’Occident, on démontre que ce n’est pas la Loi qui est la condition de la Transgression, mais le contraire. C’est la Transgression qui est la condition de possibilité de toute législation : non seule-ment "morale", politique et civique, mais technique et culturelle. L’enjeu est considérable : si la philosophie, pour la toute première fois de sa tradition, parvenait à renverser le rapport qu’elle a toujours posé entre législation et transgression, démontrant que celle-ci est la condition de possibilité de celle-là et pas l’inverse ; bouleversant au passage le sens même qu’on a toujours accordé au concept de "Transgression", alors la philosophie destituerait enfin la région de pensée qui, avec l’irrationalisme qui lui est propre, et qu’on a plus que jamais raison de qualifier d’"obscurantisme", a toujours "pensé" la précession de la transgression sur la législation : nommément la religion (le "péché originel"). Cette destitution non seulement court-circuiterait le pouvoir du religieux, mais restituerait ce pouvoir, et la tâche d’en penser les conséquences, à cela dont le retrait, depuis trente ans, est le vrai nom du "nihilisme" et du "retour du religieux" : la politique. "

http://www.editions-fayard.fr/livre/fayard-321202-L-esprit-du-nihilisme-hachette.html


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===> and this page:

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1150

Title: Du film Les astres noirs de Yann Gonzalez et de Julien Doré

"Disillusioned Orfeo makes the Pop cinema against the Reality TV"

"Yann Gonzales, l’auteur et réalisateur du premier film d’acteur de Julien Doré, Les astres noirs, s’est livré à un journaliste à propos du scénario ; il s’agit de sa libre adaptation de la légende du joueur de flûte de Hamelin par les frères Grimm. C’est une légende non un conte, car elle déplace dans un univers imaginaire un événement daté du XIIIe siècle et situé à Hamelin, qui se serait déroulé dans la ville qui existe encore, en Allemagne. Un manuscrit d’époque se trouve dans les archives municipales. Plusieurs versions de la légende existent, toutes réfèrent à l’événement historique de la disparition d’une génération surabondante d’enfants entraînés hors de la cité (noyés ou déportés, ou encore conscrits pour une croisade ou une guerre) par un recruteur, joueur de flûte. Il n’y a pas de référence aux parents, omission ou secret d’archive. Une autre version voit dans le joueur de flûte un récolteur de rats qui se venge de ne pas avoir reçu son prix convenu pour avoir débarrassé la ville de ce fléau. Dans le film, rien n’est davantage intemporel, excepté le costume de Julien Doré en joueur de flûte, sobre troubadour ou tambour en veste caban à passementerie, cintrée, traversé d’une bandoulière qui soutient un sac (au-delà des modes) ; les costumes des autres personnages sont connotés par notre environnement ordinaire, ils configurent des lycéens plutôt bourgeois dans la France d’aujourd’hui, mais encore à l’instar de la légende, en génération sacrifiée dans notre société."

http://www.quinzaine-realisateurs.com/directors/10103/Gonzalez-Yann.html
http://www.independentexposure.com/filmmaker/2420/Yann_GONZALEZ.html


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